-
L’aube a été profitable
Salut, j’espère que tu vas bien!
Ce matin, il fait chaud. Comme il a fait chaud hier. Je résiste peu à la chaleur et à l’humidité. Je me suis réveillé à quatre heures, mais comme le jour n’était pas tout à fait levé, j’ai décidé de rester au lit et c’est là que c’est arrivé.
Mais quoi? Attends. Un peu de patience. Tu sais que depuis plusieurs mois déjà, je prépare mon troisième roman. Je connais le sujet et je sais comment je veux le développer, mais voilà, je ne savais pas comment le commencer. Alors, ce matin, voici ce qui est arrivé: j’ai eu toute l’idée, comment commencer mon roman, l’angle d’attaque, qui raconterait l’histoire. Elle sera racontée par mon personnage principal, et je l’écrirai à la première personne du singulier. J’aime bien cette forme d’écriture. Cela cré une intimité avec toi mon lecteur.
Tu sais, avant de me réveiller complètement, le matin, il y a cette zone dans laquelle je me retrouve. Une zone de semi-conscience. À moitié réveillé et à moitié endormi. Eh bien, c’est dans cette zone que je me trouvais, lorsque l’idée du début de mon roman m’est venu.
En bonus, j’ai même en tête le titre de mon roman. C’est vraiment chouette.
Alors, j’ai pris des notes dans mon gros carnet (ma Bible verte) pour ne rien oublier. Je suis extrêmement contente de ça.
Comme mon synopsis de travail est déjà prêt, que mes personnages sont tous créés, j’ai donc commencé à découper mon roman en chapitres. Il y en aura 30. J’en ai découpé 17 avec les scènes. Comme je commence toujours par la fin, j’attendais l’inspiration pour le début. Cette fois ça y est.
J’ai hâte de m’y mettre, d’autant plus que je me suis acheté un nouveau pupitre et que je suis en train d’aménager « mon nouveau bureau » J’ai tout changé là-dedans. Je n’ai pas terminé, mais je suis déjà contente de ce que j’ai de fait.
Bonne journée
Denise
-
Qui est cette personne? Celle qui a écrit ce livre
Salut, j’espère tu vas bien?
Il m’est arrivé souvent, en posant un livre, de me demander qui est cette autrice qui vient de me faire passer un si bon moment. Parfois, suite à la lecture d’un roman historique, j’aurais aimé connaître l’autrice qui vient de me raconter cette histoire qui m’a tellement plu. Je pose le livre et je lis à nouveau le nom de l’autrice, question de le mémoriser et je me promets d’acheter à nouveau un autre livre de la même autrice. La semaine se passe et j’ai encore son personnage principal dans ma tête et je savoure ces moments de grâce.
J’aurais aimé connaître ses motivations, qu’est-ce qui l’a poussé à écrire un tel roman. Combien de temps a-t-elle consacrée à ses recherches en amont de son écriture? Combien de livres a-t-elle lu sur le sujet qu’elle aborde dans son livre.
Qui est-elle dans la vraie vie, en dehors du fait qu’elle est autrice de roman. Où a-t-elle pris son inspiration? Y a-t-il des évènements de son roman qu’elle a elle-même vécu?
Eh bien, c’est à ça que me sert ce blogue, me faire connaître de toi comme autrice et aussi plus personnellement. Eh oui toi qui lis cette chronique et aussi à toi qui viens de joindre mes nombreux lecteurs. J’en profite pour te remercier, mon cher lecteur et je te souhaite la bienvenue à toi, ma nouvelle lectrice ou mon nouveau lecteur.
Sans toi, il me serait difficile de continuer. Alors merci d’être là.
Bonne journée
Denise
-
Se sous-estimer, jamais. Tu m’entends?
Salut, j’espère que tu vas bien?
J’ai connu des gens qui n’arrêtaient pas de se dénigrer. Je suis niaiseuse, je ne suis pas à la hauteur, je suis incapable. Enfin, tu vois ce que je veux dire. Ce que je peux en conclure, c’est que ces personnes ont une faible estime d’elles-mêmes. Je n’aime pas ça quand quelqu’un se sous-estime devant moi, ça me dérange.
Je crois que le sentiment de valeur vient au fur et à la mesure de notre vécu et également, des relations que l’on développe avec les autres.
Si une personne n’arrête pas de se dévaloriser, les autres finiront par croire qu’en effet, elle ne vaut pas grand-chose. La chose importante à retenir, c’est comment nous nous voyons personnellement.
Tant qu’au symptôme de l’imposteur que la plupart des autrices et auteurs ressentent, celui-là, je l’ai entendu venant d’un auteur débutant. Tu n’es pas un imposteur, si tu as écrit un livre, tu es un auteur, débutant oui, mais un auteur quand même. Tous les auteurs commencent par un premier livre.
Le problème de se sous-estimer, est que nous ne voyons que les apparences et nous sommes convaincus que nous ne sommes que cela. Alors, nous commençons à nous construire à partir de l’extérieur.
« Nous pensons être le film/l’image et non la lumière qui permet au film/l’image d’apparaître. »
« Notre corps/notre cerveau est la caméra ».
Nous pouvons nous tromper et voir de nous-même une image déformée par les différentes blessures que nous avons subies dans notre vie et c’est à travers ce prisme que nous nous jugeons. Mais à force de souffrir, nous devons considérer ces souffrances qui sont des sonnettes d’alarmes qui nous forcent à l’introspection, dans le but de se libérer.
Personnellement, je ne me sous-estime jamais. Je connais ma propre valeur. Je m’aime et je me complimente. Je sais m’encourager. Je prends soin de moi, physiquement, mentalement et spirituellement. Je ne suis jamais « trop ». Trop excitée, trop forte, trop exagérée, trop quoi. Peut-être que certaines personnes que je rencontre « ne sont pas assez. »
Bonne journée
Denise
P.S.: Les phrases entre guillemets ne sont pas de moi.
-
Mais, où sont-ils passés?
Salut, tu vas bien?
Ce matin, je me suis fait réveiller par les oiseaux qui chantaient joyeusement, Une légère pluie tombait. En regardant dehors, j’ai vu un oiseau qui se baignait dans une flaque d’eau. Tout cela était très agréable, puis le soleil est arrivé.
Il fait vingt degrés. Comme c’est bon d’être en vie et de pouvoir t’écrire. Je sais, je sais, ça fait longtemps, mais j’ai eu une semaine vraiment occupée.
Étrange, cette année, les maringouins se font rare. Il n’y a pratiquement pas de mouches non plus, autre phénomène bizarre. Je n’ai pas vu d’abeilles ni de guêpe.
Le soir, j’ai l’habitude de m’endormir avec les cigales mâles qui stridulent. Eh bien, les cigales ne sont pas encore arrivées. Je devrai attendre en juillet.
Même les corneilles se font rares. Pourtant à St-Jean sur Richelieu, nous sommes le dortoir de ces oiseaux. Je devrai attendre que les champs soient bien remplis pour qu’elles viennent s’y nourrir.
Tout ça est surement dû aux changements climatiques.
Dommage, car j’aime bien être entourée de tous ces oiseaux et moustiques qui, normalement, accompagnent mon écriture du matin. Le maringouin qui vient me piquer au milieu d’un mot et que j’essaie de chasser avant que mon idée ne me quitte. La mouche qui atterrit sur le bord de ma tasse, celle qui ose venir marcher sur mon clavier. Rien. Tout ça est fini. Vraiment, je suis dans un autre monde.
Je ne sais pas, si tout cela va revenir ou non.
Bonne journée
Denise

Remarque la mouche, sur mon crâne dégarni à cause de la chimio. Cette photo avait été prise en 2017
-
Découper un roman, c’est quoi au juste?
Salut, tu vas bien?
Je me suis réveillé fatigué, ce matin. Ça arrive.
Quand j’écris, je découpe mon roman. Je m’explique. Comme tu sais, un roman, se découpe en chapitres. Ces chapitres se découpent en paragraphes. Le paragraphe a un début, un milieu et une fin. Mais savais-tu que chaque paragraphe se découpe en scènes?
En ce moment, j’en suis là dans la préparation de mon futur roman. Dans chaque scène, il y a des personnages, un conflit positif ou négatif, un lieu précis où se déroule la scène. Je dois aussi cerner l’état d’esprit de mon personnage principal au début et à la fin de la scène. Que doit-il de passer dans cette scène: un court résumé. Puis, j’écris la scène elle-même. J’ai seize chapitres de découpé pour mon troisième roman. Ce roman aura probablement trente chapitres. Voilà où j’en suis.
J’ai dû mettre tous ces travaux sur pause pendant plusieurs mois, car j’étais aidante naturelle ou proche aidante. Il y avait de la maladie dans ma famille.
Pour faire changement, j’ai décidé de manger un bagel pour le petit-déjeuner avec un thé noir.
Plus tard, ce sera un café Nespresso du Nicaragua. Voici ce que l’on en dit: « En laissant le grain avec presque tout son mucilage (substance végétale visqueuse) pendant le séchage, le café développe une texture soyeuse et de douces notes de céréales. Avec une attention quotidienne, les fermiers locaux ratissent et retournent les grains pour permettre au café d’apporter seulement les plus savoureuses notes à ce mélange d’Arabicas du Nicaragua. »
Comme tu sais déjà, les phrases entre guillemets ne viennent pas de mo.
Bonne journée
Denise
-
Scènes inutiles
Salut, j’espère que tu vas bien.
Nous y voilà, je vais te parler des scènes de films que je trouve inutiles. En premier lieu: le personnage principal, une femme, se brosse les dents. Quoi de plus banal et inutile comme scène. Tu crois qu’elle va finir en un instant, eh non, elle continue, elle continue et continue, on a droit a la longeur réelle règlementaire du brossage de dents et… Inévitablement le téléphone sonne.
En deuxième lieu, la scène du bain: le personnage principal, une femme, prend son bain. Elle est déprimée. Alors elle enfonce sa tête sous l’eau. Eh bien laisse-moi te dire que cette scène est inutile, puisque l’on retrouve ce même personnage prêt à quitter sa maison et ses cheveux sont parfaitement bien placés, comme si elle était allé chez le coiffeur.
En troisième lieu, le personnage principal, une femme, monte à bord de sa voiture, la voitrue ne démarre pas, elle essaie, elle essaie et elle essaie encore et inévitablement, elle noie le moteur. Eh bien laisses-moi te dire, que les femmes ne font pas ça, parce qu’elle en connaisse un rayon en matière de voiture et la plupart d’entre elles conduisent depuis le plus jeune âge. Donc scène inutile.
Quatrièmement, le personnage pricipal, une femme, tient un pistolet et elle met un homme en joue. Elle s’approche, elle s’approche et lui tient une conversation… inutile. Inévitablement comme elle prend trop son temps et qu’elle est trop prêt de l’homme, celui-ci la désarme en un rien de temps. Réféléchissons un instant, le pistolet a justement été inventé pour tirer à distance… de plus pourquoi avoir une conversation avec l’homme? Scène inutile.
Bon une autre scène qui me dérange: le presonnage principal est une femme. Elle est en train d’accoucher, jusque là tout va bien, elle souffre, elle crie, elle transpire, elle est fatiguée, elle a peur. Puis enfin elle accouche. Le bébé sort tout propre, rose et trop gros pour la réalité, on dirait qu’il a au moins un mois, un peu plus et il sourit. Cela se veut une scène réaliste…
Nous sommes en 2026 alors, de grâce, évitons les scènes inutile qui n’apportent rien dans l’avancé de l’histoire.
Bonne journée,
Denise
-
La couleur du sang et des cendres
Salut, tu vas bien?
Il m’est arrivé très souvent dans ma vie, de visionner un film dans lequel il y a du sang et de constater que le sang n’est pas de la bonne couleur. Ça m’agace au plus haut point! Comme tu sais, j’étais technicienne en chirugie. J,assistais les chirurgien lors des opérations. ALors, en ce qui a trait au sang, j’en ai vu pendant 25 ans à tous les jours. Alors, dans les films, parfois, il est rouge orangé, parfois, il est rouge rose, parfois, il est rouge presque noir. Bon, ce n’est pas si compliqué que ça, le sang est rouge.
Pour celles et ceux qui voudraient connaître la vraie couleur du sang, voici mon truc. Il suffit de se piquer le bout d’un doigt avec une petite aiguille et d’éponger avec un mouchoir. Voilà, vous avez la couleur réelle. Simple, non?
Voici un sujet plus délicat, les cendres d’un être aimé après l’incinération.
Je viens de recevoir à la maison les cendres de mon épouse adorée. La mise en terre se fera samedi prochain. Je suis très émotive…
Les cendres humaines ne sont pas de la bonne couleur dans les films. Quand il s’agit de disperser les cendres d’un être cher, dans les films, ils nous montrent que les cendres sont grises. Eh bien non! Les cendres sont beiges, très pâle, quasiment crème, la couleur des os humains. De plus, on voit souvent l’acteur ouvrir l’urne en la dévissant et la tourner à l’envers et la vider. Eh bien non, encore une fois. Les urnes sont scellées, donc il faut casser l’urne pour pouvoir accéder aux cendres. Les cendres, elles-mêmes, ne sont pas libres dans l’urne, elles sont dans un sac en plastique, lui-même scellé.
J’ai fait l’expérience de disperser les cendres de ma première épouse que j’ai aimée, voilà pourquoi je sais. Une expérience extrêmement traumatisante. De grâce, ne demande jamais à quelqu’un de disperser tes cendres, c’est inhumain. J’ai 72 ans et je m’en souviens comme si c’était hier et j’en tremble encore.
J’en profite pour remercier mon frère aîné qui est venu me reconduire au bord du lac Memphré Magog, qui a cassé l’urne avec une masse et qui m’a accompagné dans ce moment si difficile à vivre, la dispersion des cendres. Merci, mon grand frère. J’ai vraiment apprécié ce que tu as fait pour moi ce jour-là. Je ne l’oublierai jamais.
Je sais que tu lis cet article, je t’aime.
Bonne journée
Denise
-
J’adore l’odeur du gazon fraîchement coupé
Salut, tu vas bien?
En hiver, je m’ennuie de l’odeur du gazon. C’est mon odeur préférée. Voici ce que l’on en dit: « cette odeur provient d’une molécule naturelle appelée cis-3-HEXEN-1-ol. Cette odeur est très puissante olfactivement. C’est un mécanisme de défense naturelle de l’herbe qui a pour objectif de faire fuir les insectes qui attaquent les brins d’herbe. Cette odeur est aussi un SOS qui attire un type de guêpes parasites qui vont pondre leurs oeufs dans les insectes indésirés et ainsi aider les brins d’herbes à s’en débarrasser. L’acide jasmonique active les défenses naturelle de la plante.
En tondant la pelouse, des millions de végétaux se retrouvent blessés, ce qui entraîne une sorte de nuage concentré appelé le COV: composé organique volatile. Le volume libéré est très important. Cela libère des terpènes, des benzenoïdes, des alcools et des aldéhydes qui aident la plante à cicatriser.
L’odeur est également un signal aux autres brins d’herbes qu’il y a un danger.
Cette odeur s’adresse à notre cerveau reptilien. L’odeur d’herbe coupée annonce le retour des beaux jours, la fin de l’hiver et du froid.
Durant plusieurs milliers d’années, l’herbe était coupée par les troupeaux d’herbivores. L’odeur qu’elle dégageait devait évoquer la promesse d’un repas de viande. »
Le texte est entre guillemets, car il ne provient pas de moi. C’est le résultat de mes recherches.
Bonne journée
Denise
-
Dans le siège du pilote
Salut, tu vas bien?
Dans un roman, le personnage principal est assis dans le siège du pilote. C’est lui qui porte le récit à bout de bras. Les autres personnages sont à son service.
J’écris, pour que toi, mon lecteur, pour que tu puisses voir ce que le personnage voit, entend et ressent. Pour que tu connaisses ses pensées. Un peu comme si le personnage te disait ce qu’il faisait.
Je veux que tu vives l’histoire. Je veux que tu te glisses dans la peau de mon personnage, et ce tout le long de ta lecture.
En parlant du personnage principal, je dois en faire une courte description. Je dois te laisser te créer ta propre image dans ta tête. Je dois de faire confiance en tant que lecteur. Je sais que tu lis pour avoir une expérience immersive, pour te changer les idées. Je sais que tu es prêt à vivre l’histoire, pas juste à la lire.
En parlant de personnage principal, en ce moment, je prépare « une fiche personnage » que je dois présenter dans mon dossier d’édition. Une page devrait suffire, mais à ma grande surprise, j’aurai besoin de deux pages. Je le connais trop bien, il fait partie de moi et je m’aperçois que j’aime en parler. Le beau problème 😉
Bonne journée
Denise
-
Des cris et des chants d’animaux
Salut, j’espère que tu vas bien!
Ce matin, je suis tombée sur une liste de cris et chants d’animaux et d’oiseaux, c’est très instructif.
On commence:
Le chien aboie
Le cheval hennit
Le chat et le tigre miaulent
Le mouton bêle
Le loup hurle
Le hibou hulule
Les moineaux piaillent
Le corbeau croasse
Le dindon glousse
La pie jacasse
L’âne braie
L’abeille bourdonne
La grenouille coasse
L’éléphant barrit
Le lapin glapit
La tourterelle roucoule ainsi que la colombe
Facile à venir jusqu’à présent, n’est-ce pas?
Le bœuf beugle
La vache meugle
L’hirondelle gazouille
Ici ça se complique un peu!
Le pinson ramage
Le faisan et l’oie criaillent
Le canard nasille
Le cerf rait
La biche brame
Le bouc et la chèvre chevrotent
La chouette chuinte
Je relève le niveau de difficulté, voici:
Le paon braille
L’aigle trompette
Le ramier caracole
La bécasse croule
La perdrix cacabe
La cigogne craquette
Le lièvre vagit
Es-tu prêt pour le prochain niveau?
L’alouette grisole
Le pivert picasse ou peupleute, simple non?
Le sanglier grommelle
Le chameau blatère: compréhensible celle-là?
La huppe pupule
La souris chicote
Le geai cajole
Attention, ça va donner un grand coup!
La mésange et la fauvette zinzinule
Alors, quand j’écris un livre, j’essaie de trouver le verbe approprié et cela m’amuse.
Bonne journée
Denise
