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Syndrome de l’imposteur
Salut, j’espère tu vas bien?
Ce matin, je vais te parler du syndrome de l’imposteur pour une autrice ou un auteur. Ce syndrome n’est pas à négliger. Il peut s’exprimer de différentes façons. « La peur que vos lecteurs découvrent que vous n’êtes qu’un imposteur jouant à l’écrivain. » Ce peut être aussi: « Repousser sans cesse l’envoi de votre manuscrit, convaincu qu’il n’est pas assez bon. » Ou encore, et je crois que c’est le pire: « Se comparer incessant aux autres, persuadé que vous ne serez jamais à leur niveau. » Cette façon de penser est excessivement nuisible et peut ralentir la progression de ton écriture.
Évidemment, ce sont les auteurs qui osent défier les conventions établies qui ressentent le plus le syndrome de l’imposteur.
Ce syndrome peut avoir des conséquences graves: « La page blanche. » Quelle horreur!
Il y a aussi « le perfectionniste excessif, remaniant sans cesse leur texte, le juger pas suffisamment bon pour être partagé. Ou l’autre qui « se précipite pour terminer leur manuscrit, espérant échapper au sentiment d’imposture. »
Ce dernier exemple a été mon cas, lors de l’écriture de mon premier roman.
Assurément, il y a des techniques pour en venir à bout. Affirmation positive, visualisation-méditation et auto-critique constructive. Il faut arriver à « s’épanouir en tant qu’auteur authentique. »
Le conseil ultime à l’écrivain: « Cultiver la résilience, cette capacité d’avancer malgré tout. »
« Le syndrome de l’imposteur n’épargne personne dans le monde littéraire, des débutants aux écrivains chevronnés. » Même les auteurs à succès doutent d’eux-mêmes.
Une chose importante à se rappeler: « LE DOUTE EST UNE PARTIE INTÉGRANTE DU PROCESSUS CRÉATIF. »
Il faut que je me rappelle que mes doutes sont ce qui fait que mon écriture est si unique, si précieuse.
« CE QUI SEMBLE UNE FAIBLESSE EST EN RÉALITÉ VOTRE PLUS GRANDE FORCE. »
Chaque mot que j’écris me demande du courage, mais cela me conforte dans mon sentiment que je suis une autrice.
Les phrases entre guillemets ne sont pas de moi.
Bonne journée
Denise
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Le deuil.
Salut, j’espère que tu vas bien.
Ce matin, je vais te parler du deuil. Selon la définition du dictionnaire, c’est « une réaction et un sentiment de tristesse éprouvé à la suite de la mort d’un proche et la période de douleur et de chagrin qui suit cette mort. »
C’est l’épreuve la plus difficile que j’ai eue à traverser de ma vie. Je crois qu’il en est de même pour tous les êtres humains.
Il faut beaucoup de temps pour s’en remettre, c’est très long, cela s’étale sur de nombreux mois, en fait sur des années. Dans mon cas, deux ans.
Le deuil est un processus d’adaptation, de détachement. Il y a eu comme une rupture avec l’être aimé. Notre histoire d’amour n’était pas terminée. Je n’avais pas fini de l’aimer moi.
J’ai traversé une très grande tristesse avec beaucoup de pleurs. J’avais tellement de peine. Mon coeur était trop-plein et ça débordait par mes yeux.
Son absence physique créait un immense sentiment de vide. Mon Dieu que la maison était grande.
J’ai dû mettre en branle les rites du deuil, c’est-à-dire, organiser les funérailles en respectant les volontés de mon épouse. Cela m’a un peu aidé à franchir l’étape de l’acceptation de sa mort.
J’ai ressenti une immense fatigue physique. Oui, vivre un deuil fatigue le corps autant que l’esprit, le coeur et l’âme.
Puis, j’ai fait face à un déménagement, pour rajouter à ma fatigue.
Je voudrais mettre une chose au clair, je n’aime pas du tout quand les gens utilisent le mot deuil à tout vent. Je te donne un exemple: j’ai vendu ma maison, il a fallu que j’en fasse le deuil. Je vieillis, je fais le deuil de ma jeunesse. J’aimais l’environnement dans lequel j’habitais, c’est un autre deuil à faire. Je ne suis pas d’accord à utiliser le mot deuil dans ces cas-là. Pour moi, le deuil n’a qu’une seule signification: la mort de quelqu’un. La mort d’un être humain.
Bonne journée,
Denise
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Mais, qu’est-ce que l’amour.
Salut, j’espère que tu vas bien.
Voici la grande question que je me pose ce matin.
Je crois que c’est le sentiment le plus fort que j’aie ressenti depuis que je suis au monde. C’est un besoin pour moi et pour toi, j’en suis certaine. Beaucoup d’entre nous, sommes venus au monde par un acte d’amour entre nos parents, de cette passion amoureuse entre ces deux personnes. À bien y penser, c’est fort. Nous les chanceux, sommes nés dans la joie, parce que c’est bien ce que c’est l’amour, c’est de la joie. Il me semble que ça commence bien une vie. Qu’en penses-tu?
L’amour unis parfaitement deux personnes, comme si c’était une seule et même personne. En tout cas une entité nommé couple, grâce à cette intimité, cette passion. Donc, l’amour uni, et ce, dans la joie. J’ai reçu l’amour en héritage, c’est ce que j’ai de plus précieux… ça y est, je suis émotive… excuses-moi un moment.
Je suis de retour…
Et si c’était l’amour, qui régissait tout l’univers, toute la création?
Et si l’amour, c’était Dieu?
Si je réponds oui à cette question, donc encore une fois, nous avons été créés par Dieu qui est amour. Il nous a donné un corps et une âme. Je vois encore ici la notion d’unité.
Si je réponds non à cette question. Alors, nous sommes nés de l’évolution. Une belle évolution.
Personnellement, je suis en amour avec mon épouse. J’aime être avec elle à tous les jours, ça me rend heureuse. Je suis devenue la meilleure version de moi-même à ses côtés, en parlant d’évolution. Je vis dans une totale liberté. Et si c’était ça l’amour, une liberté à deux.
Bon, j’en connais un qui prendra encore son café noir, ce matin. Salut à toi, oh mon frère.
Bonne journée
Denise
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La communication
Salut, j’espère que tu vas bien.
Hier, je n’avais pas le wifi. Le système était en panne. Donc, je n’ai pas pu t’écrire. Je n’ai pas non plus été en mesure de faire mon travail d’autrice. Il me reste environ quatre scènes à écrire, mais, tu comprends que je dois faire des recherches pour m’assurer que ce que je raconte, tiens la route. Comme mon histoire se situe dans un passé lointain, je dois m’informer de détails de cette époque pour y faire évoluer mes personnages.
Mon roman se termine en 1965, j’avais seulement douze ans à cette époque. Alors, la société, pour moi, se résumait à « la maison, l’école, l’église, jouer dehors avec mes amis et les Beatles » une vie d’enfant quoi. Les préoccupations sociétales, c’étaient pour les adultes. Tant qu’à la politique nationale et internationale, c’était la même chose. Mes parents répondaient volontiers à mes questions, mais quand tu ne sais pas quelles questions poser, tu ne le fais pas. Alors, tu comprends pourquoi je dois faire des recherches.
Certes, il y a eu l’assassinat de John Kennedy en 1963 que mes parents m’ont expliqué à l’époque. Ma mère avait deux frères américains (ils sont venus au monde aux États-Unis) et ils y ont vécu la majorité de leur vie. Ma mère, donc, était inquiète et tentait de communiquer par téléphone avec ses deux frères. Mes parents étaient convaincus qu’il y aurait une troisième guerre mondiale.
Pour en revenir aux recherches, à l’école, mon professeur, que nous appelions « ma maîtresse d’école » nous donnait des travaux de recherches à faire. En effet, elle nous donnait un thème sur lequel il fallait écrire et elle nous donnait trois mois pour terminer le travail. Le bonheur. Alors, j’allais à la bibliothèque municipale, dès le lendemain et j’empruntais les livres pour m’informer et prendre des notes, dans le but de pouvoir commencer mon travail le plus rapidement possible. Les livres « qui ne sortaient pas de la bibliothèque » parce que trop gros, trop chic, trop chers, j’allais les consulter sur place. Une autre grande joie pour moi. Je savourais ces moments précieux.
Évidemment, il n’y avait pas d’internet à cette époque, pas d’ordinateur portable, pas de téléphone cellulaire, pas de wifi, pas de réseaux sociaux, pas de Netflix, pas de musique en « streaming ». Il y avait la radio et la télévision, mais pas de réseaux de distribution comme Vidéotron ou autres distributeurs. Il y avait quatre postes de télévision: deux en français et deux en anglais, c’est tout. Ah oui, la télévision était en noir et blanc. Et il y avait LES LIVRES.
Bonne journée
Denise
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Discipline, motivation, persévérance pour écrire un roman
Salut, j’espère que tu vas bien.
Pour écrire un roman, ça prend de l’autodiscipline. Mais à quoi cela peut-il être utile, me diras-tu? J’y viens. Cela sert à « accroître votre motivation et votre concentration et avoir une meilleure gestion du temps. » La phrase entre guillemet n’est pas de moi.
On dit qu’il y a deux sortes de motivation. La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque. J’ai besoin des deux pour agir.
La motivation intrinsèque, le mot le dit, ça vient de l’intérieur de soi-même. Quand j’écris un roman, je le fait d’abord par plaisir. Oui, tu as bien lu, j’aime écrire, c’est un plaisir absolu pour moi. J’écris également par intérêt. Je choisis un sujet qui m’intéresse et je m’y plonge corps et âme. Il est évident que la satisfaction et une grande source de motivation. L’autodiscipline me permet d’atteindre un bon niveau de créativité. Ça me permet de relever le défi que représente le travail d’écrire un roman. La motivation intrinsèque me permet d’être autonome dans mon travail d’autrice. Cela me permet de contrôler mon travail, de prendre toutes les décisions. Cela me permet par ailleurs de décider de la manière d’effectuer mon travail.
La motivation extrinsèque, pour moi, c’est de savoir qu’au bout du chemin, j’aurai entre mes mains mon roman. Que le résultat de mes efforts n’aura pas été vain, que j’aurai atteint mon but. Cela me donne l’énergie dont j’ai besoin et la persévérance pour l’accomplir.
Comment faire pour y arriver? Je me fixe des objectifs atteignables. J’établis un plan d’action. Je développe une routine, des plages horaires. J’y vais un pas à la fois, mais j’y vais. Tout cela prend du temps, de la rigueur, de la concentration et ultimement, le truc, c’est de ne jamais abandonner.
Bonne journée,
Denise
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Les baisers
Salut, tu vas bien?
Bon, il y a quelque chose qui me dérange, et je voulais t’en parler.
Lorsqu’un premier ministre d’un pays présente son nouveau cabinet au peuple, il y a dans son équipe des femmes et des hommes. Le premier ministre donne la main aux hommes et aux femmes, il leur donne un baiser sur chaque joue. Qu’est-ce que c’est que ces manières. Ne mérite-t-elle pas une franche poignée de main et des félicitations tout comme ses collègues masculins? Ne te trompe pas, ce geste n’a rien d’anodin, cela n’a pas sa place dans une assemblée politique publique. C’est normal pour un homme d’embrasser une femme me diras-tu? Est-ce que tu t’es posé la question, pourquoi le premier ministre embrasse ses collègues féminines? N’y a-t-il pas dans ce geste une intention cachée?
Cela me donne l’impression que la femme ministre et une petite chose fragile que les hommes ministre doivent couver de toute leur attention masculine. Cela me donne l’impression que leur position de ministre est inférieure à la position des ministres masculins. Je dénonce cette situation.
Maintenant, quand on y regarde de plus près, on peut facilement s’apercevoir, que nous, les femmes, nous vivons vraiment dans un monde d’homme.
Tu me diras, mais Denise, tu es vieux jeu! Au contraire, je vis avec mon temps et tous les ministres, je dis bien tout, devraient être traités d’une façon égale. Tous devraient recevoir une poignée de main de la part du premier ministre.
Cette attitude d’embrasser les femmes ministres lors de la présentation du nouveau cabinet, je la vois également au niveau provincial. Le premier ministre de la province fait la même chose.
Renversons la situation, allons-y vers l’absurde. Le premier ministre d’un pays donne des baisers. Bravo, alors, dans ces conditions, il devrait embrasser tous les ministres hommes et femmes.
Bonne journée
Denise
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Pourquoi vivre, pourquoi souffrir, pourquoi mourir?
Salut, j’espère que tu vas bien.
Comme tu as pu le constater, ce matin, j’ai plusieurs questions en tête et peu de réponses.
Bon, depuis que je suis au monde, je suis intéressé par l’amour. J’ai eu énormément de chance d’être la fille de parents aimants. Il y a eu plein de monde autour de moi qui m’ont aimé. Ma grand-mère maternelle. Mon grand-père maternel qui vivait avec nous dans la même maison. Il s’est beaucoup occupé de moi et il m’a enseigné beaucoup de choses. Il m’emmenait avec lui souvent dans ses sorties. Chez le « Chinois » sur la rue St-Hubert pour aller chercher ses chemises blanches fraîchement repassés. Au marché public pour aller acheter son tabac pour sa pipe et des « Peanuts » en écaille. Il prenait soin de faire un petit trou dans le sac de jute avec son canif, pour que je puisse en manger sur le chemin du retour. J’étais assis sur l’immense sac, dans une petite voiture de bois qu’il tirait jusqu’à la maison. C’est lui qui a choisi mon prénom.
Ma tante Marcelle, la sœur de mon père, était complètement folle de moi. Elle me vouait un amour profond et ce dès qu’elle a posé ses yeux sur moi. Elle me donnait mon bain, en tant que bébé, elle m’huilait, me poudrait, me parfumait. Me dorlotait, me berçait.
Il y avait mon oncle Jules, le frère de ma mère, qui venait nous rendre visite une semaine en juillet, directement des États-Unis, de New Bedford, pour être exact. Il m’aimait beaucoup, d’ailleurs, il m’appelait: « My sister. »
Ma tante Liliane, que nous appelions « ma tante » mais qui était une amie de la famille. Elle parlait souvent avec moi. Un jour, elle a voulu me donner une chienne caniche géante de son élevage qui se nommait Mathilda. Un amour de chien. Maman n’a pas voulu.
Je pourrais continuer longtemps comme ça. Plein, plein de gens m’ont aimé dans ma famille, à l’école et dans mon travail. J’ai toujours eu beaucoup d’amis. J’ai eu l’immense chance d’avoir des amoureuses et des épouses. Je suis aimé en ce moment dans ma vie, aimé par mon épouse, et ce, depuis déjà 17 ans. Ma belle famille m’aime aussi.
Je me suis intéressé à ce phénomène qu’est l’amour, dès mon plus jeune âge. Phénomène dont tout le monde parlait et chantait. J’en ai conclu que c’était la raison pourquoi j’étais sur terre: pour aimer et être aimé. C’était ma raison de vivre et je pense encore comme ça aujourd’hui.
Pourquoi souffrir, je ne connais pas la réponse à cette question, tout ce que je sais, c’est que cela semble être l’apanage de tous les êtres humains.
Pourquoi mourir: comme il y a un commencement, il y a une fin. Quand la raison pour laquelle nous sommes venus sur terre est accomplie, quand nous avons appris la leçon, nous mourrons.
À la fin de mon secondaire, le titre de ce billet avait été une question d’examen, il fallait la développer. Je me souviens que j’avais eu 97% à l’examen. Il faut croire que j’avais compris quelque chose, même à cette époque.
Bonne journée
Denise
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Le rythme en écriture
Salut, tu vas bien?
Il y a quelque chose que j’aime en écriture, c’est le rythme: des moments séquencés, lents, rapides, plus fluides. Pour y arriver, je dois varier la longueur de mes phrases. Certaines phrases seront plus courtes, d’autres seront plus longues. Je dois adapter le rythme de mon écriture à l’émotion que je veux te faire vivre. Je dois te tenir en haleine.
Dans mon écriture, pour te garder intéressé, je dois alterner des scènes, des pauses, des résumés et des ellipses. Tu l’auras deviné, les résumés ont un effet d’accélération. Je dois être prudente avec ça, pour que tu ne penses pas que je paresse et que je veux en finir au plus vite.
Je dois me relire à haute voix. Si je bute en lisant le texte, je dois recommencer cette partie. Cela doit être fluide, agréable à lire. Si je me sens tout essoufflée en lisant une partie du texte où il y a de l’action, un peu comme si je la vivais; c’est excellent, j’ai atteint mon but.
Je dois aussi choisir le temps des verbes. L’imparfait et le passé composé sont les temps des verbes que je préfère pour écrire un roman. J’utilise aussi le futur et le futur antérieur.
Quand j’étais une petite enfant qui apprenait à lire, je voyais les lettres qui formaient les mots et je m’imaginais que c’étaient des petits bonhommes qui se tenaient par la main et qui dansaient ensemble. Inconsciemment, avais-je perçu un rythme dans tout ça, qui sait. Ce que je savais par contre, c’est que dès que j’ai su lire, j’ai adoré ça. Quelle aventure! Quelqu’un que je ne connaissais pas avait écrit quelque chose et j’étais capable de le lire. Wow! Tout un monde s’est ouvert devant moi. Je n’étais plus seule dans ma tête, je pouvais y faire entrer plein d’histoires écrites par plein de monde. Le bonheur.
Bonne journée,
Denise
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Petit, medium, large
Salut, j’espère que tu vas bien?
Je voudrais dénoncer cette façon d’étiqueter les vêtements, puisqu’elle est souvent erronée et aléatoire.
Si on superpose un vêtement étiqueté large sur un autre vêtement large, mais acheté dans deux différents magasins, les tailles ne correspondent pas. La même chose, si on achète les vêtements dans des villes différentes. Pire encore dans différents pays.
Récemment, j’ai fait l’expérience suivante: je m’achète un short en jean bleu, dans une grande surface. Je l’aime bien, il me fait bien. Trois semaines plus tard, je retourne dans le même magasin pour acheter le même short en jean, mais de couleur noire. Je ne l’essaye pas, puisque c’est le même magasin, la même taille, la même marque et que je sais qu’il m’ira bien. Eh bien, non. Le noir était plus petit, même si l’étiquette annonçait la même grandeur que le jean bleu. Surprise. J’ai superposé les deux vêtements, l’un sur l’autre et le short noir avait un pouce plus petit que le bleu. Il m’a fallu le retourner au magasin et ils n’avaient pas de taille plus grande.
Au Moyen âge, en Europe, si un marchand de vêtement avait fait ça, il aurait été puni d’une peine de prison. Oui, tu as bien lu la prison, puisque les tailles des vêtements avaient été mesurés selon la taille du roi. Si le roi portait du large, eh bien cela se traduisait avec une certaine mesure en centimètres, pas plus, ni moins, c’était la loi. Si quelqu’un dérogeait à la loi, il était puni.
Bon, je ne suis pas aussi radicale, mais j’aimerais bien que les tailles soient les mêmes d’une façon universelle, de cette façon, cela éliminerait beaucoup d’inconvénients.
Je termine mon petit-déjeuner, il est cinq heure.
Je me mets au travail pour les toutes dernières corrections de mon deuxième roman. Il s’en va au service d’imprimerie demain vendredi le 20 février 2026. Enfin. J’ai hâte de le tenir dans mes mains, de l’admirer, de le soupeser, d’ouvrir ses pages de sentir l’odeur de l’encre, de regarder la couverture et voir mon nom comme autrice. Tu ne peux pas imaginer de ce c’est ce « feeling », c’est vraiment merveilleux…
Denise
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La recette pour écrire une Saga
Salut, j’espère tu vas bien?
Je suis vraiment admirative des autrices et auteurs qui écrivent des sagas. En premier lieu, tu dois comprendre qu’écrire un roman peut prendre d’un an et demi à deux ans, parfois plus. Alors, l’auteur a la même histoire en tête pendant tout ce temps. S’il décide d’écrire un tome deux, il doit à nouveau plonger dans cet univers qui l’habite depuis déjà, mettons deux ans. Du moins en partie. Il doit rebâtir une intrigue avec les mêmes personnages, pas tous, on s’entend et faire évoluer des personnages qu’il connaît bien. Alors, nous parlons ici, probablement, d’un autre, deux ans et plus s’il y a un tome trois.
Comme il faut calculer les périodes de corrections et les périodes d’attentes avant que l’éditeur accepte le tout, il peut facilement s’écouler une autre année. Nous en sommes à cinq ans, peut-être six. Ça peut, selon moi, virer à l’obsession 😉 une belle obsession quand même.
Personnellement, au moment où je t’écris, j’en serais incapable. Quand je termine un roman, je suis contente et j’aime bien, me le sortir de la tête et passer à autre chose. C’est comme ça.
Si un jour, je me décidais pour ce genre d’aventure, j’écrirais toute la saga. Mettons les trois livres, avant de la présenter à un éditeur. Je ne voudrais pas être aux prises avec des échéanciers, genre: « Mme Lessard, j’ai besoin de votre troisième tome dans cinq mois. » Ça me rendrait folle.
Voici ce qu’en dit Lucie Castel, autrice et formatrice éditée à l’international, qui a écrit une saga:
» Il faut faire évoluer l’histoire par tome et la faire évoluer sur l’entièreté de la saga. De plus, il ne faut pas se retrouver avec toutes les intrigues importantes au troisième tome. Il faut faire comme un deuil d’un tome à l’autre. Se permettre une période de transition entre les tomes. Il ne faut surtout pas se lasser. Écrire est un don de soi et demande beaucoup d’énergie. Il faut tenir sur le long terme. »
Mon deuxième roman sortira au printemps de cette année 2026. J’ai tellement hâte, si tu savais.
Je te ferai connaître la date ultérieurement.
Tant qu’à mon troisième roman, les recherches sont complétées, le synopsis est écrit, le prologue est écrit, les personnages sont créés et les endroits où va se passer l’action est déjà établi. J’ai commencé la découpe de mon roman chapitre par chapitre, scène par scène. J’ai 18 chapitres de découpé. Je crois bien qu’il y aura 30 chapitres en tout.
Ce travail est sur pause pour le moment, il y a de la maladie grave dans ma petite famille et c’est la priorité.
Bonne journée,
Denise
