Salut, j’espère que tu vas bien.
Comme le titre qui coiffe ce billet, j’ignore si cela t’est déjà arrivé d’écouter une chanson et de te dire que les paroles s’adressent directement à toi. Que la chanteuse te parle, parle de ta vie. Moi, si. C’est la chanson d’Anne Murray intitulée « Killing me softly with his words ». Si tu ne la connais pas, ça vaut la peine que tu l’écoutes. Si tu ne comprends pas l’anglais, elle a été traduite en français.
Pourquoi je te parle de ça, ce matin. Eh bien, c’est juste pour te dire que lorsque j’écris un roman, j’y insère toujours des anecdotes de ma propre vie que je fais vivre à mes personnages. Je suis certaine que lorsque tu lis ces passages, tu ressens les vrais sentiments que j’ai vécus dans ces moments-là. Comme j’écris et que ce sont mes faits vécus à moi, tu as de l’authentique à te mettre sous la dent et ça, c’est précieux. Je ne sais vraiment pas si d’autres auteurs font ça, mais moi, je le fais. Parfois, même en écrivant, je revis la scène, les émotions montent et je pleure, je m’arrête et je revis toute la scène dans ma tête. Occasionnellement, je pleure de joie ; d’autres fois, je pleure parce que la ou les personnes concernées sont décédées. Puis, je me remets au clavier et je continue d’écrire mon roman. Comme je sais que toi, mon lecteur, as besoin d’un nouveau livre pour te changer les idées, alors je m’attèle à la tâche, pour te plaire et t’offrir une bonne distraction.
Dans mon deuxième roman, j’ai même inséré une anecdote de la vie de mon père. Oui, j’ai osé. Mais, comme il nous l’avait raconté à nous, ses enfants, je me suis permis de le faire vivre à mon personnage principal. Mon père était un conteur né, il nous faisait vivre le moment, nous étions suspendus à ses lèvres et à son sourire. Non seulement il racontait, mais en le racontant, il le revivait, ça paraissait dans ses beaux grands yeux bruns…
Émotions…
Je suis revenue pour te saluer, bonne journée,
Denise

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