Salut, j’espère que tu vas bien.
Non, je n’ai aucun regret. Cela peut te paraître surprenant, mais voici comment je vis. Avoir des regrets,, c’est se dire que: « J’aurais donc dû agir autrement. » Eh bien, c’est impossible. Avoir des regrets, c’est se juger. Regarder en arrière et se dire: « J’étais donc imbécile d’avoir agi ainsi. » Comment pourrais-je, du haut de mes soixante-douze ans, juger la petite Denise de 14 ou 15 ans qui était innocente et qui ne connaissait rien à la vie, au sortir d’une adolescence difficile ? Les hormones ne m’ont pas épargnée, j’ai eu mon lot de misère. Je ne me comprenais pas et j’étais loin de comprendre les autres.
Comment la jeune femme que je suis devenue a réagi à l’amour, lorsque celui-ci a croisé son chemin? J’y ai cru. J’ai cru cette personne, je voulais tellement aimer et être adoré. Alors, encore une fois, je te le dis, je ne me juge pas. Je manquais d’expériences et j’ai suivi un chemin, qui était le mien. La joie, la folie, le bonheur, la rupture amoureuse douloureuse, le malheur. Tout cela faisait partie de mon chemin. Quand je regarde cette première expérience, je me dis que j’ai fait ce que j’avais à faire, c’est-à-dire: j’ai tout donné.
Puis, j’ai guéri de cette histoire d’amour et j’étais prête à nouveau à aimer et à être aimée. Certaines personnes appellent ça « des erreurs du passé ». Ce ne sont pas des erreurs, c’est tout simplement des expériences que j’ai vécues avec « les moyens du bord ». Je t’explique: ce que j’ai vécu, je l’ai vécu avec les connaissances que j’avais à l’époque et avec les contraintes de la société de cette époque. Maintenant, je possède plus connaissances et plus d’expérience, c’est tout. Je n’ai pas à me juger de mes comportements antérieurs. La jeune Denise n’était pas idiote, elle n’était pas assez informée, et c’est correct.
Se juger, c’est se faire mal. Alors, je ne fais pas ça. Je suis moi-même ma meilleure amie, je me traite avec déférence et politesse, je m’apprécie, je me fais confiance, je me complimente et prends soin de moi.
Il y a une chanson d’Édith Piaf qui décrit bien mon état d’âme:
« Non rien de rien, non, je ne regrette rien, tout le bien qu’on m’a fait, tout le mal, tout ça m’est bien égal. »
Je crois que cela pourrait être écrit derrière le signet que mes proches feront à mes funérailles. En parlant de cela, certaines personnes veulent être enterrées, d’autres veulent être incinérées, moi, je veux être embouteillé. 😉
Bonne journée et surtout, ne sois pas trop sage
Denise

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