Salut, j’espère que tu vas bien.
Il y a une sensation que j’aime en écriture, c’est le rythme: des moments séquencés, lents, rapides, plus fluides. Pour y arriver, je dois varier la longueur de mes phrases. Certaines phrases seront plus courtes, d’autres seront plus longues. Je dois adapter le rythme de mon écriture à l’émotion que je veux te faire vivre. Je dois te tenir en haleine.
Dans mon écriture, pour te garder intéressé, je dois alterner des scènes, des pauses, des résumés et des ellipses. Tu l’auras deviné, les résumés ont un effet d’accélération. Je dois être prudente avec ça, pour que tu ne penses pas que je paresse et que je veux en finir au plus vite.
Je dois me relire à haute voix. Si je bute en lisant le texte, je dois recommencer cette partie. Ça doit être fluide, agréable à lire. Si je me sens tout essoufflée en lisant une partie du texte où il y a de l’action, un peu comme si je la vivais; c’est excellent, j’ai atteint mon but.
Je dois aussi choisir le temps des verbes. L’imparfait et le passé composé sont les temps de verbes que je préfère pour écrire un roman. J’utilise aussi le futur et le futur antérieur.
Quand j’étais une petite fille qui apprenait à lire, je voyais les lettres qui formaient les mots et je m’imaginais que c’étaient des petits bonhommes qui se tenaient par la main et qui dansaient ensemble. Inconsciemment, avais-je perçu un rythme dans tout ça, qui sait. Ce que je savais toutefois, c’est que dès que j’ai su lire, j’ai adoré ça. Quelle aventure! Quelqu’un que je ne connaissais pas avait écrit un livre et j’étais capable de le lire. Wow! Tout un monde s’est ouvert devant moi. Je n’étais plus seule dans ma tête, je pouvais y faire entrer une multitude d’histoires écrites par beaucoup de monde. Le bonheur. J’étais devenue insatiable, je lisais tout le temps. De plus, j’étais abonnée à la bibliothèque municipale : ma caverne d’Ali Baba à moi. Mon havre de paix, mon quartier général, ma deuxième maison. Puis, avec le temps, « la fille avec un livre est devenue la femme qui en écrit. » La phrase entre guillemets n’est pas de moi, mais j’y souscris à 100 %.
Bonne journée,
Denise

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